Comment croire malgré le silence de Dieu

Prédication de Mustapha Aliouat du 4 septembre 2022 
au Temple protestant de Soulac-sur-Mer.

« J’ai entendu…et mes entrailles sont émues. A cette voix, mes lèvres frémissent, mes os se consument, et mes genoux chancellent : en silence je dois attendre le jour de la détresse, le jour où l’oppresseur marchera contre le peuple.
Car le figuier ne produira rien, le fruit de l’olivier manquera, les champs ne donneront pas de nourriture, les brebis disparaîtront du pâturage, et il n’y aura plus de bœufs dans les étables.
Toutefois, je veux me réjouir en l’Éternel, je veux me réjouir dans le Dieu de mon salut. L’Éternel, le Seigneur, est ma force, il rend mes pieds semblables à ceux des biches. Et il me fait marcher sur mes lieux élevés. »
Habakuk 3 : 16 – 19

 

Climat, Covid, Kaboul…, attentats, crises climatiques, endettement… ses noms et ses maux
ont tourné en boucle sur nos téléviseurs et nos radios durant tout l’été ! Malgré 26 siècles d’écarts notre situation ressemble étrangement à celle de Habakuk ! Situation de crises morale, spirituelle, économique et politique.

 

« Jusqu’à quand, ô Éternel ?…J’ai crié, et tu n’écoutes pas ! J’ai crié vers toi à la violence, et tu ne secours pas !… »
Habakuk 1 : 2

 

Face à la méchanceté et à la violence qui explosaient partout, Habakuk, prophète de Juda de la Tribu des Lévites, était révolté contre le silence de Dieu (chap. 1 : 1). Révolté contre le manque de réaction de Dieu qui permettait aux Chaldéens de tuer son peuple et ses prêtres, de fouler le sanctuaire, le lieu trois fois saints, sans que le Très Haut n’intervienne. Nous voici sur le même terrain psychologique et spirituel, que notre prophète. Ses entrailles, ses lèvres, ses os et ses genoux sont touchés par la souffrance morale et spirituelle de son peuple. Il psychosomatisait !

 

Nous savons aujourd’hui que le stress, les tensions et les soucis sont la cause de beaucoup de maladies ; dépression, cancer, allergies, ulcères. Lui, le prophète de Dieu, connaît la douleur, le découragement et la crainte. Son présent est chargé d’épreuves, son futur ne présage rien de bon. On pense souvent que les serviteurs de Dieu, les hommes fidèles, souffrent moins que le commun des mortels. C’est faux !

 

L’homme de Dieu, comme l’artiste, comme l’amoureux, comme le parent souffrant de l’absence de son enfant, souffre deux fois plus. Parce que plus sensible et plus aimant. Celui qui aime souffre plus que celui qui est indifférent. Pauvre Habakuk, dont le nom peut signifier embrasser, ou plante de jardin ! Cependant, ce qui est frappant chez cet homme de foi, c’est sa force morale !

 

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